L’autoédition mode d’emploi 1

Après de nombreux mois de travail vous avez enfin terminé votre manuscrit. Un petit retour d’expérience sur l’autoédition.

1- Protéger votre œuvre (autoéditée ou non).

Parmi les diverses possibilités, j’en ai retenu 3 qui selon moi, sont les plus sérieuses.

s’envoyer un courrier recommandé

C’est la solution la moins chère. Il suffit de s’envoyer une lettre recommandée avec un exemplaire de votre texte. L’autocollant du recommandé doit couvrir le rabat de l’enveloppe. Il faudra bien évidemment ne pas décacheter votre lettre afin de prouver que le contenu a bien été ajouté à la date estampillée sur votre enveloppe.

déposer votre livre auprès d’une société d’auteurs

 Les conditions tarifaires et la durée de conservation varient selon les sociétés (SACD,SGDL etc.) Aller voir sur leurs sites.

déposer votre œuvre auprès d’un notaire ou d’un huissier

C’est le plus sûr (en principe). Le dépôt est illimité mais exorbitant entre 200 et 350 euros.

2 – Les obligations légales

Pour vendre votre livre, il vous faudra satisfaire à un certain nombre de démarches.

– Demander auprès de l’AFNIL un numéro ISBN (c’est gratuit). Il identifie de manière unique une publication : imprimée ou multimédia.

– Effectuer un dépôt légal a la BNF (gratuit). Ce dépôt est obligatoire. Il permet la collecte et la conservation des livres, des documents  multimédias, logiciels entre autres. Il constitue la meilleure protection pour votre œuvre.

Les mentions obligatoires devant figurer sur votre livre à la dernière page :

  • le nom et l’adresse de l’éditeur
  • le nom et adresse de l’imprimeur
  • la date d’impression du tirage
  • la mention de l’ISBN ;
  • la mention de l’ISSN lorsque l’ouvrage appartient à une collection éditoriale ;
  • le prix en euros
  • la mention « Dépôt légal » suivie du mois et de l’année du dépôt. Le numéro du dépôt n’a pas à figurer sur le livre.

La déclaration peut se faire par courrier ou sur l’intranet de la BNF.

=> à savoir : si vous passez par leur site pour déclarer votre livre vous aurez la possibilité de le publier dans leur catalogue en ligne des « Nouveaux éditeurs ».

=> à savoir : l’envoi physique du livre à la BNF bénéficie de la franchise postale. La mention à faire figurer sur le paquet est : « Franchise Postale, Dépôt légal, Code du Patrimoine Article L132-1« 

Choisir un prix de vente

Le prix d’un livre = le prix de revient d’un exemplaire + la TVA (si assujetti) + la remise libraire* + éventuellement les frais de port + le bénéfice que vous voulez obtenir (votre marge).

Quoique vous décidiez, pratiquer des prix raisonnables.

* j’y reviendrais plus tard

3 – La fiscalité (les impôts)

Un écrivain autoédité n’est pas considéré comme un auteur touchant des droits d’auteur mais comme un éditeur percevant des bénéfices. Il peut exercer son activité en son nom personnel et opter pour un statut de travailleur indépendant à déclarer à Urssaf , ou créer une société et alors adhérer au régime de l’autoentrepreneur via leur site. Le choix s’effectue calculette en main. Choisissez au plus simple et le moins onéreux, surtout au début. Je vous encourage à consulter le site des impôts.

4 – Statut social (les cotisations sociales)

En tant qu’auteur indépendant vous ne bénéficiez pas de l’Agessa (Sécurité sociale des artistes auteurs ) car vous ne touchez pas de droits d’auteur. Vous relevez du RSI (Régime Social des Indépendants).

 

(à suivre…)

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